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Le retable :

Le retable (du latin retro tabula al taris : en arrière d’autel) est une construction verticale qui porte des décors sculptés et peints en arrière de la table d’autel. Resplendissant derrière l’arc diaphragme peint, il a été créé au 16e siècle, en bois polychrome. Au centre se trouve une toile représentant “L’ANNONCIATION “ datant du 18e anonyme.

Retable richement détaillé : les colonnes magnifiquement torsadées sur lesquelles on retrouve un emblème, "l’escargot de la Vierge" ; les angelots potelés et joufflus quelques fois même guerriers pour mieux protéger. Les deux portes latérales sont de véritables "trompe l’oeil".

Avant d’y parvenir, les trois marches de la Trinité sont à franchir.

La table d’autel est le symbole du Christ, et dans la liturgie chrétienne primitive, il était interdit d’y poser quelque chose. Au 9e siècle une autorisation pontificale admet l’exposition d’une chasse sur les autels latéraux. À la fin du 11e siècle on plaçait une paroi surélevée et historiée derrière les autels latéraux. Avec la Réforme et la nouvelle pratique du mystère de l’eucharistie s’ouvre la possibilité de mettre un retable derrière le maître autel, le haut clergé n’était plus derrière mais devant le maître autel.

Au 15e siècle l’exécution d’un retable était une entreprise qui engageait de nombreux corps de métier. En premier lieu, le huchier qui confectionne la caisse, l’ébéniste qui réalise la menuiserie décorative ; ensuite, l’imagier pour tailler les reliefs d’après un modèle donné par un peintre ; suivent le polychromeur et le doreur qui étoffent le tout. Ils sont payés davantage que le sculpteur ou le peintre parce qu’ils travaillent la coûteuse feuille d’or ; finalement le peintre livre les panneaux peints des volets.

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